Est-ce que tu aimerais me connaître ?

 

Il y a des gens qui prétendent que
la vie est tout le temps ensoleillée,
t’imagines ?

Moi, j’ai vu que dans ton stress, ta détresse,
ton esprit a cherché la liberté, mais
le résultat : tu t’es libérée de moi et de nos enfants.
Ça me blesse de me souvenir. T’étais confuse
comme dans un brouillard, dans une tempête féroce.
Comme dans les guerres où on est sûr d’être contre
les autres, quelqu'un a tort. T’imagines ?

Mais moi,
j’invente un conte où t’es un bateau battu
par les vagues inondé par les renards,
peut-être perdu, sauf qu'il existe un phare
qui reste ancré, sûr, têtu peut-être, mais attiré
irrésistiblement par ta lumière que t’as oubliée.

C’est toi,
c’est toi qui brille comme une étoile dans la nuit.
Et j’existe pour te le rappeler. Parce que les orages
existent. Les guerres sont réelles, mais la nuit
se termine, les gris de l’hiver ne durent pas, et je reste
Là-bas – c’est pas une hallucination – malgré
le cyclone qui tourne et tourne, ça va aller.

Ça va aller; ça va aller. Je suis ici, on est (c’est vrai)
encore ici ensemble. En fait, nous sommes deux arbres
avec nos racines entrelacées ensemble. On est
stable ensemble, le destin est notre destin est tout.
Voilà ! C’est comme ça. On n’ajoute plus.

Est-ce que tu aimerais m’embrasser ?